Accueil » Actualités » Grand meeting d'Édouard Philippe : « Croire en nous », une vision pour la France de demain

Grand meeting d'Édouard Philippe : « Croire en nous », une vision pour la France de demain

Publié par Rodolphe Renoncé le 9 juillet 2026
horizons-far-meeting-5-juillet-croire-en-nous

« Dire qui on est, ce qu'on veut faire, comment et avec qui. Dire où l'on veut emmener la France. Voilà ce que c'est qu'une campagne présidentielle. Le reste est accessoire. »

Le dimanche 5 juillet 2026, près de 5 300 personnes se sont réunies à l'Adidas Arena de Paris pour assister au premier grand meeting d'Édouard Philippe dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027.

Venus de toute la France métropolitaine et des territoires ultramarins, les participants avaient parfois parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour être présents. Des délégations entières avaient fait le déplacement en bus, notamment depuis Le Havre, Lille et de nombreuses autres villes. La forte présence de jeunes militants et sympathisants témoignait également de la dynamique de ce rassemblement.

Parmi les personnalités présentes figuraient notamment Claude Malhuret, Patrick de Carolis, Maud Bregeon, Nathalie Kosciusko-Morizet, ainsi que Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux. Leur présence illustrait la diversité des soutiens venus assister à cette prise de parole.

Dès 14 heures, plusieurs vidéos ont rythmé l'attente : témoignages de Français, rétrospective des nombreux déplacements d'Édouard Philippe à travers le pays et projection d'une France à l'horizon 2050, réalisée grâce à l'intelligence artificielle. Une mise en scène résolument tournée vers l'avenir, avant l'entrée sur scène du président d'Horizons à 15 heures.

Mais au-delà de la scénographie, c'est surtout le fond du discours qui a marqué cette journée.

L'homme avant le candidat

À rebours des codes habituels des grands meetings politiques, Édouard Philippe ouvre son intervention en parlant de lui.

Il évoque son enfance, les valeurs transmises par ses parents, son parcours et ce que son rôle de père lui a appris. En citant Charles Péguy, il rend un hommage appuyé aux mères et explique, avec humour, avoir désormais « la foi du converti ».

« Convaincu que notre société se portera mieux lorsque les femmes auront toujours plus les moyens de leur liberté, toujours plus d’autorité dans les décisions collectives, toujours plus d’opportunités de briller dans le monde scientifique, industriel, entrepreneurial, politique ! Je ne suis pas né avec cette conviction, et elle m’est plutôt venue sur le tard. Mais j’ai la foi du converti. »

Ce choix donne immédiatement le ton. Avant de présenter un projet présidentiel, il souhaite partager les convictions qui le guident et les expériences qui les ont façonnées.


Nos enfants comme boussole

Au fil du discours, un thème revient avec insistance : la responsabilité que nous avons envers les générations futures.

Qu'il soit question d'école, de finances publiques, d'innovation, d'industrie, d'intelligence artificielle ou encore de transition écologique, Édouard Philippe ramène chaque sujet à une même interrogation : quel pays laisserons-nous à nos enfants ?

« Avec une boussole : l'intérêt de nos enfants, et de nos petits-enfants. »

Plus qu'un simple slogan, cette idée devient le fil conducteur de son projet. Les réformes qu'il propose sont pensées non pour répondre aux seules urgences du présent, mais pour préparer durablement l'avenir.


« Croire en nous »

Le slogan du meeting résume à lui seul l'esprit de toute l'intervention.

« Croire en nous. »

Pour Édouard Philippe, la France conserve d'immenses atouts : ses chercheurs, ses ingénieurs, ses entrepreneurs, ses agriculteurs, ses enseignants, ses élus locaux, ses entreprises et, plus largement, tous ceux qui font vivre le pays au quotidien.

Il refuse le fatalisme et invite les Français à retrouver confiance dans leur capacité à relever les défis économiques, industriels, technologiques et géopolitiques du XXIᵉ siècle.


Préparer la France de demain

L'éducation, l'innovation et la souveraineté occupent une place centrale dans son intervention.

Édouard Philippe appelle à une refondation ambitieuse de l'école afin de mieux préparer les jeunes aux métiers de demain. Il fixe un objectif particulièrement ambitieux :

« La plus importante réforme de l'école depuis Jules Ferry. »

Il insiste également sur la nécessité d'investir dans la recherche, l'industrie, les nouvelles technologies et l'intelligence artificielle, convaincu que ces domaines seront déterminants pour la compétitivité et l'indépendance de la France.

La projection d'une France en 2050 diffusée avant son discours faisait d'ailleurs écho à cette ambition : regarder loin, anticiper les transformations du monde et préparer le pays aux défis des prochaines décennies.


Le choix de l'effort plutôt que les promesses

Édouard Philippe assume un discours de responsabilité.

Selon lui, le redressement du pays ne pourra se faire sans efforts collectifs. Mais il refuse les caricatures.

« Les amis, soyons sérieux. Il ne s'agit évidemment pas de sang ou de larmes. Peut-être un peu de sueur, oui. D'effort. De sérieux. De détermination. »

Il poursuit en précisant :

« Je demanderai des efforts, mais des efforts justes, partagés et étalés dans le temps. »

L'objectif affiché est de redresser les finances publiques, de préserver notre modèle social et de préparer durablement l'avenir, sans faire peser le poids de nos décisions sur les générations futures.


Une République qui protège

Le discours revient également sur plusieurs missions fondamentales de l'État.

Sécurité, justice, immigration, maîtrise des finances publiques et efficacité de l'action publique constituent, selon Édouard Philippe, les conditions nécessaires pour garantir les libertés, assurer la cohésion nationale et préserver le pacte républicain.

Il défend une République capable de protéger les Français tout en restant fidèle à ses principes.


Une France qui fait confiance aux talents

Édouard Philippe consacre enfin un passage remarqué à la place des femmes dans notre société.

Après l'hommage rendu aux mères au début de son intervention, il choisit de citer plusieurs grandes figures féminines qui ont marqué l'histoire de France, parmi lesquelles Marie Curie, Lucie Aubrac, Suzanne Lacore et Claudie Haigneré.

À travers ces exemples, il rappelle que le talent, l'engagement et l'innovation n'ont pas de genre. Il appelle à construire une France où les jeunes filles pourront accéder aux mêmes ambitions et aux mêmes responsabilités que les garçons, notamment dans les domaines scientifiques, technologiques et industriels.

« Une France d'ingénieurs et d'industriels. Au masculin comme au féminin. »


Une vision avant un programme

Pendant près d'une heure vingt, Édouard Philippe a présenté bien davantage qu'une succession de propositions.

En choisissant de commencer par son parcours personnel avant d'aborder les grands défis de notre pays, il a proposé une vision de long terme fondée sur la confiance, la responsabilité et la préparation de l'avenir.

Comme il l'a lui-même résumé en ouverture, une campagne présidentielle consiste à dire qui l'on est, où l'on veut conduire le pays et avec qui. À l'Adidas Arena, Édouard Philippe a esquissé cette vision d'une France tournée vers l'avenir, avec une boussole clairement assumée : l'intérêt de nos enfants et de nos petits-enfants.

Pour retrouver l'intégralité du discours et suivre l'actualité de la campagne, rendez-vous sur edouardphilippe.fr et participez aux échanges sur les réseaux sociaux avec le hashtag #AvecEdouard.

Recevoir notre newsletter