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Périscolaire : après la consternation, place à une communication claire et transparente

Publié par Fernande M le 9 juin 2026
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L'évolution de nos modes de vie, de nos rythmes de travail, des différentes compositions familiales (familles recomposées, familles monoparentales) et des contraintes financières ont entraîné une adaptation du mode de garde de nos enfants après l'école.

En effet, il existe différents modes de garde :

  • Les parents eux-mêmes grâce aux aménagements de leurs horaires de travail, temps partiel,... ;
  • Les grands-parents s'ils sont en capacité de le faire (proximité géographique, forme physique) ou parents proches ;
  • Les nounous, baby-sitter si un lien s'est crée depuis le plus jeune âge et/ou si après calcul financier, les frais sont inférieurs à ceux qui sont appliqués pour l’accueil périscolaire. La tarification est individualisée et est basée sur le quotient familial (revenus du foyer) ; 
  • Le temps périscolaire sous la surveillance d'animateurs.

Depuis quelques mois, les médias nous relaient des faits-divers, des situations préoccupantes concernant le périscolaire.

Ces informations anxiogènes nous concernent tous. Que l'on soit parent ou non, ces situations caractérisées par des abus commis dans le cadre du périscolaire ne peuvent laisser indifférents.

L'innocence, la fragilité de nos enfants ne doivent plus être malmenées, bafouées par des personnes malveillantes souffrant d’instabilité.

En confiant la garde de nos enfants pour ce temps bien défini, nous donnons notre accord implicite pour que, par délégation, leur surveillance soit assurée dans les meilleures conditions. Ce contrat moral entre les mairies (structures) et les parents est rompu dès lors qu'il y a des défaillances, voire des abus de la part de personnes recrutées par la mairie. Nos enfants grandissent et méritent d'être traités avec bienveillance. La fatigue, les émotions négatives d'un adulte se doivent d'être maîtrisées en présence d'un enfant. Il est de notre responsabilité de ne pas en faire les boucs-émissaires d'un mal-être ou exaspération.

Nous sommes tous conscients du manque criant de personnel, de la désaffection pour le métier d'animateur. Cette mission est précieuse car elle s'inscrit dans la continuité des apprentissages de l'école (bien-vivre ensemble, respect et autres valeurs...). 

Ne bradons pas ce rôle en le confiant à des personnes incapables d'en respecter les contours. Ce serait une offense faite aux enfants et à tous les professionnels qui s’astreignent au quotidien au strict respect des règles dans un climat bienveillant.

Pour cela nous devons les remercier pour leur engagement et les soutenir quand les actes d’une minorité les salissent. N’attendons pas un énième fait-divers sordide pour agir.

Il serait appréciable qu'une concertation soit initiée et qu'elle puisse donner la parole aux fontenaisiens sensibles à ce sujet. La mise en place de réunions de travail avec un panel de citoyens engagés (parents, représentants de parents, élus de la majorité et de l’opposition) pourrait favoriser un dialogue en vue de faire émerger de nouvelles pistes de réflexion.

Il ne s'agit nullement d'aller vers une refonte du système mais de dresser un bilan et réajuster par exemple les modalités et critères de recrutement.

Dans le même temps, en reconnaissance de leur réel investissement, il serait appréciable de garantir la continuité du travail engagé par les animateurs pleinement impliqués dans les structures. Ils ne doivent pas être des variables d'ajustement qui conduiraient sans doute à des recrutements de dernière minute sans le temps nécessaire pour  une vérification approfondie des profils. 

Nous sommes à votre écoute et restons pleinement attentifs aux enjeux locaux.

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